Archive pour la catégorie ‘Pédagogie et informations’
La méthode Monnet
• Sortir de chez soi.
« II faut sortir de chez soi, connaître le monde. L’égoïsme de l’homme et des nations trouve le plus souvent sa cause dans la connaissance imparfaite des problèmes des autres, chacun étant enclin à ne voir que l’aspect correspondant à son intérêt immédiat. »
• Se concentrer sur l’objectif.
«On ne peut pas être concentré sur une chose et sur soi-même. Il n’y a pas de limites à l’attention que l’on doit porter à ce que l’on fait si l’on veut réellement aboutir. Il y a deux catégories d’hommes : ceux qui veulent être quelqu’un et ceux qui veulent faire quelque chose. J’ai choisi de faire quelque chose.»
• Faire ressortir l’intérêt commun.
«Pour surmonter une difficulté, il faut commencer par faire un bilan général de la situation, sur une simple feuille. Ensuite, il faut faire travailler les hommes ensemble. Les asseoir à une même table pour parler du même problème. Leur montrer qu’au-delà de leurs divergences ou par-dessus les frontières, ils ont un intérêt commun. »
• Agir sur l’environnement du problème.
«Au lieu d’user mes forces sur ce qui résiste, je cherche ce qui, dans l’environnement, crée la fixation, et je le change : c’est quelquefois un point secondaire, et souvent un climat psychologique. »
• Convaincre avec des idées simples.
« La force des idées simples exprimées tout simplement et répétées de la même façon invariable… Cela désarme au moins la méfiance, qui est la source principale des malentendus. »
• Créer une solidarité de fait.
« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. C’était le choix fondamental d’une méthode permettant sans fin d’unir les choses et d’unir les esprits. Personne n’en a proposé d’autre pour faire progresser la Communauté. »
• Fonder la paix sur l’égalité.
« Du jour où je me suis occupé des affaires publiques, j’ai compris que l’égalité était absolument essentielle dans les rapports entre les peuples comme entre les hommes. Il n’y a pas de paix durable lorsqu’elle est fondée sur la discrimination. »
• Unir les hommes.
« Je n’ai jamais pensé qu’on pouvait changer la nature des hommes. Mais en modifiant le contexte dans lequel ils agissent, en leur donnant les mêmes règles, les mêmes institutions démocratiques, on peut les amener à se comporter différemment les uns vis-à-vis des autres. Dans la Communauté les Européens apprennent ainsi à vivre ensemble comme un même peuple. Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. »
Quand l’Europe n’apprend plus à lire à ses jeunes
L’Europe qui rêve de développer une « économie de la connaissance » a bien du mal à apprendre à lire à ses enfants.
Près d’un quart des jeunes Européen de 15ans sont de piètres lecteurs. Et alors que les Etats s’étaient engagés à descendre sur le seuil des 20% avant 2010, le vieux monde voit globalement reculer les compétences en lecture de sa jeunesse.
Entre 2001 et 2006, le groupe des adolescents qui peinent à comprendre ce qu’ils déchiffrent est passé de 21,3% à 24,1% d’une classe d’âge, selon un rapport de la Commission présenté le 26 novembre pour être officiellement adopté par le Conseil européen en février 2010.
Avec son taux de 21,7%, de très mauvais lecteurs, la France n’a pas de quoi faire la fière. Elle se situe, certes, en dessous de la moyenne européenne, mais le tracé de sa courbe, lui, suscite quelques inquiétudes. La performance française a largement décru entre 2001 et 2006.
Nous sommes même un des pays qui a le plus plongé en cinq ans. Le groupe de nos mauvais lecteurs s’est accru de 42%, alors que la moyenne de l’EU connaissait un gonflement de 13% de ce groupe.
Dans le même temps, d’autres nous prouvent que l’augmentation de l’illettrisme n’est pas une fatalité. La Pologne a fait fondre ce groupe d’un tiers en six ans, l’Allemagne de 11,5%.
Quant aux scores les plus brillants, la Finlande – éternelle première de la classe –s’illustre avec ses 4,8% de lecteurs médiocres, l’Irlande avec ses 12,1% et l’Espagne avec ses 13,6%.
Globalement, le rapport montre que l’Europe est bien en deçà des « objectifs de Lisbonne », qu’elle s’était fixée pour 2010 en matière d’éducation et de formation. L’investissement français recule même en moyenne de -1,3 point par an et est retombé à 5,5% du PIB.
Sur les cinq indicateurs censés faire de l’Europe « l’économie basée sur la connaissance la plus compétitive du monde », la France affiche un seul bon résultat :en scolarisant 100% des enfants de 4ans, elle se classe en tête de peloton. En matière de décrochage scolaire, en revanche, la situation se détériore : 11,8% des 18-24 ans quittent le système scolaire avant leur diplôme du secondaire, plaçant ainsi la France en quinzième position sur vingt-sept. Nos mauvais résultats ne sont sans doute pas étrangers au fait que nous offrons le système scolaire le plus inégalitaire : notre pays se classe 25e dans l’EU pour le lien entre catégorie sociale et réussite en maths, selon une autre étude de l’OCDE.
Devenir fonctionnaire européen
La commission est trop souvent décrite comme une bureaucratie sans visage, une armée d’ « eurocrates » anonymes basés à Bruxelles, dont la mission est de compliquer la vie des autres citoyens.
La réalité est toute autre.
Ce portail permet de faire la connaissance des fonctionnaires de la commission et de découvrir qui ils sont et ce qu’ils font.
Ce site regroupe des informations précédemment morcelées entre de nombreux sites de la Commission :
http://ec.europa.eu/civil-service/index-fr.htm
Il propose en outre de nouvelles rubriques, telles que des portraits de personne travaillant pour la Commission pour montrer comment cette commission internationale travaille concrètement.
Le site existe au moins dans l’une des 3 langues de travail de l’Union : le Français, l’Anglais, l’Allemand.
Comment devenir fonctionnaires des institutions de l’Union Européenne ?
Pour se rendre sur le site des concours d’accès aux différentes fonctions qui existent dans ces institutions, il suffit de procéder de la façon suivante :
1) se rendre sur le site web : http://europa.eu
2) sélectionner la langue : en français « Le portail de l’Union
Européenne »
3) Cliquer sur « Services »
4) dans la zone « recherche » aller à « EPSO »
(Il s’agit de l’office européen de sélection du personnel) et naviguer au choix en commençant par la rubrique 0.8813 » L’office européen de sélection du personnel : possibilités d’emplois, procédures de sélection, etc….
Il faut savoir que, généralement il ne s’agit pas d’offres d’emplois immédiats. Les candidats retenus figurent sur des listes d’attente dans lesquelles les instances européennes puisent en fonction de leurs besoins. Les épreuves de sélection font appel à la méthode des QCM.
Les ouvrages préparatoires à ces QCM existent par des éditions à Bruxelles.
Des antennes de sélection existent dans les différents états membres. Les cycles de préparation existent dans certaines universités ainsi qu’au Collège de l’Europe de Brugges en Belgique et dans des Instituts d’études politiques.
Outre sa langue maternelle, il faut connaître l’une des 3 langues de travail.
Enfin, le concours est commun aux différentes instances de l’Union (Parlement, Commissions, Comité des régions, etc…)
Encore d’autres sites de références, pour aider les porteurs de projets dans notre région, le Conseil Régional du Nord-Pas-de- Calais a créé le FRAPPE (Fonds Régional d’aide aux porteurs de Projets Européens)
Pour plus d’information voir le site www.europe.nordpasdecalais.fr
Pour connaître toutes les formes de coopérations transfrontalières entre tous les pays de l’Union, on peut consulter le site de l’Association des régions frontalières européennes : www.aebr.net
Il existe aussi un observatoire social européen dont le site est :
www.ose.be