Archive pour la catégorie ‘Solidarité en Europe’
Dyslexie : lancement du projet européen NEURODYS
Le projet NEURODYS, qui réunit des chercheurs de 9 pays européens pour mieux comprendre les mécanismes de la dyslexie, vient de débuter. En France, ce projet est conduit par des laboratoires du CNRS et de l’Inserm.
L’objectif est de déterminer les facteurs biologiques et environnementaux impliqués dans ce trouble de l’apprentissage très répandu. Les enfants choisis pour participer aux différentes études sont originaires de nombreux pays, ce qui devrait permettre de prendre en considération, outre les causes générales de la dyslexie, les aspects spécifiques à chaque langue. En 3 ans, ce projet aboutira à la plus grande base de données biologique mondiale sur la dyslexie.
Le projet NEURODYS constitue un effort européen de grande ampleur pour clarifier les bases biologiques de la dyslexie développementale (trouble spécifique de la lecture et de l’écriture). La dyslexie est un trouble de l’apprentissage fréquent qui affecte environ 5% des enfants scolarisés, et qui a une forte composante biologique. L’exploration des liens entre la dyslexie, les aires cérébrales sous-jacentes et les gènes de susceptibilité nécessite d’étudier de grandes populations à travers diverses langues et cultures, une condition réunie dans ce consortium financé par la Commission Européenne à hauteur de 3 millions d’euros.
NEURODYS réunit 15 groupes de recherche scientifique et clinique d’excellence, répartis sur 9 pays. Il couvre les langues de la majorité des 2,5 millions d’enfants dyslexiques européens. Ce projet combine des approches innovantes pour comprendre comment les influences génétiques et environnementales se conjuguent pour altérer le développement cérébral et l’acquisition de la lecture. Près de 4000 enfants de plusieurs pays participeront à cette étude.
La mise en place de la plus grande base de données biologique au monde sur la dyslexie placera l’Europe à l’avant-garde de la recherche sur ce trouble d’ici 3 ans. L’intégration des nouvelles données aux niveaux moléculaires, cérébraux et comportementaux à travers les différents pays facilitera une compréhension approfondie des aspects de la dyslexie qui sont universels et de ceux qui sont spécifiques à chaque langue. Le projet Neurodys permettra d’établir une base scientifique solide pour améliorer le diagnostic et les traitements.
La partie française du projet Neurodys est conduite par des laboratoires du CNRS et de l’INSERM, en collaboration avec six centres référents pour les troubles du langage à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Grenoble. En plus du financement européen, le projet est soutenu par la Ville de Paris et l’Agence nationale de la recherche.
Références :
Site web du projet européen NEURODYS.
Site web du projet français GENEDYS.
« Libres réflexions » : Etat des nouvelles servitudes
Point de vue du Cercle Condorcet Picardie (Mons-Belgique).
Selon Montesquieu, dans les systèmes de pouvoir absolu, on trahit la vérité faute
de liberté de la dire. Par contre, dans les sociétés de liberté extrême, chacun devient autant esclave de ses préjugés qu’il le serait d’un despote.
Cette considération établit une relation entre désir de liberté et servitude volontaire.
Une idée qui se trouve déjà dans la République de Platon, tout comme chez Aristote et Cicéron.
Pour Benjamin Constant, il y aurait deux manières de concevoir la liberté: celle des Anciens, qui concerne la participation citoyenne au pouvoir collectif et celle des Modernes, reposant sur l’indépendance et l’autonomie de la sphère privée.
Les démocraties contemporaines entendent associer harmonieusement ces deux types de liberté en développant des contre-pouvoirs. La défense des Droits de l’Homme vis à vis des excès d’autoritarisme représente la base de cette approche.
Cependant, bien peu d’analyses prennent en compte les situations d’hyper-liberté qui permettent la mainmise d’ un petit nombre sur les libertés et les richesses du corps social.
En fait, il n’y aurait pas de société « offrant » la liberté « per se ». Car être libre se conquiert et se maintient par un effort permanent de distanciation vis à vis des manipulations qui visent à conditionner l’esprit humain. Dès lors, la liberté est moins un état, qu’une attitude de résistance que les forces de contraintes ne parviennent pas à maîtriser. Lire la suite de cette entrée »