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PostHeaderIcon QUELLE SANTE POUR UN MONDE CITOYEN ET SOLIDAIRE ?

iderneC’est le thème du forum qui se déroulera le 7 mai à la salle du Gymnase, 7 Place Sébastopol, à Lille. Télécharger le document de présentation et le bulletin d’inscription.

3 Phrases moteur des travaux  selon la définition de la santé par l’O.M.S. :

Selon sa constitution, l’O.M.S. a pour objectif d’amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible, la santé étant définie dans ce document comme un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

2 éclairages :

Kant :

« Agis toujours de telle façon que tu traites l’humanité dans ta propre personne et dans celle d’autrui, non pas comme un moyen mais toujours comme une fin en soi ».

Badinter :

« Dans le sort de chaque être humain, dans sa dignité sauvegardée ou perdue se joue l’idée de l’humanité toute entière ».

1 – SANTE ET EUROPE : ETAT DES LIEUX:

Un constat en émerge :

- Vieillissement de la population, montée des inégalités, développement des exclusions, mutation du monde du travail, difficultés de financement du fait de l’augmentation des coûts d’accès à la médecine, et du poids des dettes publiques.

- Le poids de l’industrie pharmaceutique, (et des assurances) dans l’ensemble des systèmes de santé, sachant les revenus que procurent le médicament (l’assureur) et le nombre d’emplois générés par ces branches d’activité.

Quelles sont les initiatives européennes pour maintenir un système de protection ? Quels sont les programmes d’actions, prévention, recherches, développement, champs d’action de l’Union européenne alors que la santé est de compétence nationale ? Quelles sont les coopérations possibles entre équipes médicales, entre laboratoires de recherches, entre états ?

Les discours devraient se faire au filtre de la définition de la santé de l’O.M.S. : L’Homme est-il pris en compte dans sa globalité, tant sur le plan physique, mental que social ?

Bilan de la situation : l’état des orientations dans l’Union européenne :

  • au niveau social, on sait bien que dans chaque pays le fossé se creuse entre les riches et les pauvres, que le bien-être des populations n’est pas (ou plus) le souci principal des états.
  • Au niveau physique, les recherches ont conduit au clonage, au dopage.
  • Au niveau mental, l’Homme est devenu un aliéné de la consommation.

Selon l’exemple de la coopération interrégionale et à partir de cette vision, quelle harmonisation est possible pour l’Union européenne ?

2 – SANTE ET ETHIQUE :

  • Motivations, moyens et buts de la recherche :

Quelles sont les équipes qui effectuent de la recherche ? Comment sont »elles financées ? Dans quelles structures médicales ?

Quels sont les fondements moraux qui animent les chercheurs en fonction des décisions politiques orientant les recherches ?

Les conflits d’intérêts entre science et pouvoirs, conceptions philosophiques et religieuses (…créationnisme), la pauvreté et ses conséquences sur la santé, le bien commun et la logique financière et comptable, le rôle et l’esprit de la mutualité solidaire, les intérêts de la compétition entre équipes de chercheurs et les résultats, service public et privatisation voulue internationalement par l’O.M.C. (voir A.G.C.S.)

Quelle est l’indépendance relative des chercheurs, leur liberté, les conséquences du progrès scientifique et le respect de la dignité, ainsi que la protection de la personne ?

Pour quel projet ? tant en médecine générale qu’en bioéthique ?

Pour quel Homme ?

Pour quel but, vers où va l’humanité, tant sur le plan physique, mental que social ?

Le corps humain peut-il être réduit à ses organes ?

Peut-on parler de réification de l’homme pour demain ? (voire, les délocalisations pour essais cliniques au nom du pragmatisme des intérêts de la recherche dans les pays non nantis !

3 – SANTE ET CITOYENNETE :

  • Quelles sont les attentes des citoyens :

face aux nouvelles technologies et diverses mutations ?  L’humanité est-elle seulement un point de départ ou un point d’arrivée ? ( la création de l’Homme, but pour les religions).

  • Les enjeux : le citoyen peut-il espérer une maîtrise collective des mutations technologiques médicales au service de la satisfaction des besoins de santé ? Le citoyen est-il un patient, un usager ou un client ? Peut-il espérer contrôler toutes les données concernant sa propre personne et leur utilisation ? Quels sont les risques de discrimination consécutifs à l’existence du fichage de données médicales ? Quelles limites au droit du citoyen à décider de sa santé, de sa fin de vie ? Qu’est le consentement éclairé du citoyen ?

Les enjeux politiques et économiques concernant la bonne santé d’une    population, les risques de dérive eugénique ?

Au regard de l’évolution actuelle des systèmes de protection sociale, sommes-nous les héritiers infidèles de Bismarck, de Beveridge, du C.N.R., et pour nous Francs-Maçons de Léon Bourgeois ?

  • Perspectives et utopie :

Le citoyen peut-il se réapproprier un contrôle sur le domaine de la santé et ses mutations ? (Cela sous entend qu’il en aurait perdu la propriété ?)

Mettre en application les droits de l’Homme de quatrième génération concernant le droit à la santé, le financement équitable,

Peut-on envisager une médecine solidaire qui gère un bien commun, mutualisé avec une Santé de proximité régionalisée ?

Comment réécrire un pacte social avec au centre la santé et le bien être de l’Homme comme préoccupation ?

PostHeaderIcon Dyslexie : lancement du projet européen NEURODYS


Le projet NEURODYS, qui réunit des chercheurs de 9 pays européens pour mieux comprendre les mécanismes de la dyslexie, vient de débuter. En France, ce projet est conduit par des laboratoires du CNRS et de l’Inserm.

L’objectif est de déterminer les facteurs biologiques et environnementaux impliqués dans ce trouble de l’apprentissage très répandu. Les enfants choisis pour participer aux différentes études sont originaires de nombreux pays, ce qui devrait permettre de prendre en considération, outre les causes générales de la dyslexie, les aspects spécifiques à chaque langue. En 3 ans, ce projet aboutira à la plus grande base de données biologique mondiale sur la dyslexie.
Le projet NEURODYS constitue un effort européen de grande ampleur pour clarifier les bases biologiques de la dyslexie développementale (trouble spécifique de la lecture et de l’écriture). La dyslexie est un trouble de l’apprentissage fréquent qui affecte environ 5% des enfants scolarisés, et qui a une forte composante biologique. L’exploration des liens entre la dyslexie, les aires cérébrales sous-jacentes et les gènes de susceptibilité nécessite d’étudier de grandes populations à travers diverses langues et cultures, une condition réunie dans ce consortium financé par la Commission Européenne à hauteur de 3 millions d’euros.

NEURODYS réunit 15 groupes de recherche scientifique et clinique d’excellence, répartis sur 9 pays. Il couvre les langues de la majorité des 2,5 millions d’enfants dyslexiques européens. Ce projet combine des approches innovantes pour comprendre comment les influences génétiques et environnementales se conjuguent pour altérer le développement cérébral et l’acquisition de la lecture. Près de 4000 enfants de plusieurs pays participeront à cette étude.

La mise en place de la plus grande base de données biologique au monde sur la dyslexie placera l’Europe à l’avant-garde de la recherche sur ce trouble d’ici 3 ans. L’intégration des nouvelles données aux niveaux moléculaires, cérébraux et comportementaux à travers les différents pays facilitera une compréhension approfondie des aspects de la dyslexie qui sont universels et de ceux qui sont spécifiques à chaque langue. Le projet Neurodys permettra d’établir une base scientifique solide pour améliorer le diagnostic et les traitements.

La partie française du projet Neurodys est conduite par des laboratoires du CNRS et de l’INSERM, en collaboration avec six centres référents pour les troubles du langage à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Grenoble. En plus du financement européen, le projet est soutenu par la Ville de Paris et l’Agence nationale de la recherche.

Références :

Site web du projet européen NEURODYS.
Site web du projet français GENEDYS.

PostHeaderIcon A propos de la dyslexie

Dans notre société, l’acquisition de la lecture et de l’écriture est indispensable pour avoir une autonomie sociale, affective, et aussi économique.

Or dans tous les pays du monde, c’est-à-dire quelle que soit la structure de la langue, 8 à 10 % des enfants normalement scolarisés présentent des difficultés spécifiques de la cognivité ne leur permettant pas de maîtriser la lecture par les méthodes pédagogiques habituelles. Or ces enfants ont un potentiel intellectuel normal, ils ont conscience de leur différence, et s’ils ne sont pas reconnus comme tels ils développent des troubles psychologiques pouvant aller jusqu’à une névrose d’échec qui empoisonnera non seulement leur cursus scolaire mais aussi leur vie professionnelle quand ils seront adultes.

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